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Le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) a annulé un contrat de sécurité pour l'Office national de l'énergie (ONÉ) le vendredi juste avant le début des audiences sur l'oléoduc Énergie Est du 29 août, selon les informations obtenues par le National Observer.

L'ONÉ et la police de Montréal ont avancé que c'était une décision normale, basée sur l'évolution de leur évaluation de la sécurité. Cependant, l'ONÉ n'a pas été en mesure de clarifier pourquoi elle avait prévu des mesures de sécurité si minimales pour ce projet de pipeline hautement controversé dans une ville réputée pour ses manifestations. Cette décision a placé une compagnie privée dans un rôle de premier intervenant et c'est elle qui a initié l'échauffourée avec le manifestant. (...)

Suite à la protestation, le SPVM a arrêté trois manifestants. Il s'agit de « P-O », dont le nom n'a pas encore été rendu public ainsi que des activistes Alyssa Symons-Bélanger et Mikael Rioux. Le SPVM a déclaré que les trois manifestants ont été arrêtés et qu'ils font face à une série d'accusations allant d'entrave à voix de fait sur un policier.

Parmi tous les manifestants qui ont accompagné P-O, seulement Symons-Bélanger et Rioux ont été arrêtés. Rioux se questionne s'ils ont été victimes de profilage de la part de la police en lien avec leur activisme des dernières années, que l'on peut découvrir dans le documentaire « Pipeline, pouvoir et démocratie ».

« Quand ils ont dit à tout le monde de partir, j'ai commencé à bouger et un policier m'a agrippé par le bras. J'ai vu qu'il l'arrêtait (Symons-Bélanger) et elle criait qu'il lui faisait mal. »

Le SPVM a déclaré qu'ils ont arrêté P-O, Rioux et Symons-Bélanger parce qu'ils avaient été avertis de quitter la salle avant que la police arrive.

« Les trois personnes qui ont été mises en état d'arrestation ont été averties de quitter les lieux, mais pas par les policiers. Les « propriétaires » des lieux ont demandé aux gens de quitter, dans ce cas-ci il s'agit des responsables de l'événement. Les gens ont donc été avisés, une notice leur a été lue, leur intimant de quitter, les policiers ont été appelés en assistance par les personnes responsables », a déclaré Mélanie Lajoie, porte-parole du SPVM.

Le SPVM avance que les autres personnes présentes ont collaboré lorsqu'il leur a été demandé de quitter les lieux et c'est pourquoi aucune accusation n'a été portée.

Le SPVM a également ajouté que la compagnie privée était là pour assurer sur les lieux la sécurité des participants et des gens présents, et que par conséquent, elle avait le droit d'utiliser une force raisonnable.

Traduction par écoQuébec Info

Lire la version originale de ce texte en anglais ici.